Le Sens des icônes
AUTEUR : Vladimir Lossky et Léonide Ouspensky
EDITIONS : Cerf
Paru en : Octobre 2003
L'art de l'icône a fait voyager jusqu'en Russie de
grands maîtres tels que Matisse ou Picasso. C’est
dire sa puissance d'attraction.
Mais, au-delà de cet
intérêt qualifié ou de la vogue plus
superficielle et moins avertie dont l'icône est l'objet,
la question du mystère des saintes images reste posée.
En effet, l'icône ne relève pas de la seule
critique artistique, encore moins de la sentimentalité.
Ses formes sont conditionnées par la sagesse théologique
et spirituelle de l'Église orthodoxe. Elles relèvent
d'une démarche qu'on ne peut qualifier autrement que
contemplative. Au fondement de la tradition iconographique,
il y a l'Incarnation même de Dieu, selon l'enseignement
du VIIe concile œcuménique. Dieu s'est fait
humain pour la joie et la déification de l'homme.
Cette « déification » est perceptible
chez les saints. Tant du point de vue de celui qui la fait
que de celui qui la regarde et la vénère, les
enjeux de l'icône sont théologiques et théologaux.
Théologiques parce que l’icône est un écho
visuel de l’incarnation, un relais, la prédication
vivante de l’Église, une traduction en image
de la connaissance théologique et spirituelle. Théologaux
parce que cette connaissance ne peut rester lettre morte
: le message de l’Évangile a un impact existentiel
direct sur son destinataire. Il vise à une transformation
vitale, une entrée en sainteté.
Les icônes du renouveau
Symbole de l'éternelle Russie, l'art de l'icône connaît aujourd'hui à Moscou un nouvel essor.
Etouffés par soixante-dix ans d'athéisme d'Etat, créateurs et restaurateurs libèrent leur talent pour restituer à ces œuvres liturgiques force, lumière et beauté... 
Arcabas
Je peins dix heures par jour deux cent cinquante jours par an ! La centaine de jours inemployés est impartie aux errements, à la détresse, à la recherche obstinée d'une "conscience d'être" brusquement égarée, sans laquelle plus rien n'est possible...

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