Mike Horn
Extraits de l’épilogue du livre : « Conquérant
de l’impossible » de Mike Horn.
« Mes
expéditions, tout en restant des
défis physiques, ressemblent de plus en plus à des
voyages initiatiques. J’en rapporte de tels trésors
de savoirs et de reconnaissances qu’il me semble que
je ne pars plus que pour aller les chercher.
Je peux
désormais répondre, quand on me demande
pourquoi je fais ce que je fais : parce que plus j’avance
en âge et en expérience,
plus je me pose de questions dont j’ignore les réponses… Parce
que, à mes yeux, repousser ses limites est
la seule manière de se connaître mieux et de
progresser humainement…
Depuis tant d’années que je joue à survivre
comme d’autres vont au bureau, je ne possède
rien, si ce n’est mon expérience, la somme de
connaissances que j’ai accumulées, et toutes
les vies que j’ai vécues. Mais ce sont des trésors
inestimables que personne ne peut m’enlever…
Mais j’aurai bientôt quarante
ans et je ne pourrai pas continuer indéfiniment à faire
ce « métier ».
Peut-être consacrerai-je la seconde partie de ma vie à réapprendre
le sens des valeurs à des jeunes en difficulté,
ou délinquants. J’aurai, je crois, la crédibilité et
l’autorité nécessaires pour, dans le
cadre d’expéditions difficiles, leur réapprendre
le sens de l’effort et de la solidarité, en
refaire des hommes forts et droits…
Je dis souvent…Je n’établis
pas de nouveaux records à battre,
je modifie une certitude : ce qui était théoriquement
impossible ne l’est plus. Physiquement, beaucoup de gens
sont à mon
niveau et même au-dessus.
Si j’ai deux atouts supplémentaires, ce sont la volonté et
le mental.
Faute de terres vierges restant à découvrir,
c’est le territoire humain que j’explore. Beaucoup
de gens se gâchent la journée – et
celle des autres – pour des détails. J’ai
appris que les choses qui méritent de nous compliquer
l’existence sont très rares.
On me reproche parfois de fuir les réalités
de la vie. Mais les réalités de ma vie sont
différentes.
Je peux toujours revenir au monde des autres. L’inverse est plus difficile.
L’envie de gagner doit être
plus forte que la peur de perdre.
Le risque et le danger stimulent l’imagination et posant de nouveaux
problèmes à résoudre.
Quand on ne se sert pas de sa pelle,
on ne risque pas d’en
casser le manche.
Je crois à la générosité profonde
de la nature humaine. Elle est simplement étouffée
par la vie sociale. Là où je vais, la mascarade
cesse et le meilleur ressort.
On n’atteint pas toujours son objectif. Ce n’est
pas une raison pour renoncer.
Contrairement à ce qu’on imagine souvent, je ne suis ni fou ni
suicidaire.
On qualifie d’impossible les choses que l’on n’a pas vraiment
envie de faire.
Je suis un homme ordinaire qui fait des
choses…sortant
de l’ordinaire. »
Extraits de l’épilogue du livre : « Conquérant
de l’impossible » de Mike Horn.
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