Coup d'envoi !
Du côté de chez elles … Du côté de chez qui ? ELLES ! …les femmes quoi ….Qu'elles soient célibataires ou célibattantes, compagnes, épouses ou mères, travaillant ou non, carriéristes ou salariée, accro à la série « Desperate Housewives » ou folle de Brad Pitt …Peu importe ! Je suis des leurs puisque j'en suis une et j'ai envie de saisir l'occasion que me donne cet espace pour écrire. J'espère que ça sera intéressant et que vous n'allez pas vous endormir ! J'évite les sujets vus et revus, visités et revisités avec toute leur kyrielle de recettes à bon marché ! Du style : les ados, comment fait-on ? Ou, à cette époque où tous les journaux nous proposent des tas de régimes afin d'être «sexy et au top » cet été sur la plage avec nos maillots de bain sans y être boudinées… Non merci ! Pour qui nous prennent-ils à la fin ?.
J'ai envie d'autre chose, envie qu'on ne limite pas la femme à ces sujets réducteurs et « bateau » : régime, éducation, sexualité, ménopause, recettes de cuisine, etc…
Alors voilà, j'ai lu un truc qui parle d'amour et qui m'a fait « tilt ». Cet extrait est tiré du livre d'André Comte-Sponville « Petit essai des grandes vertus ». Le voici :
« Il faut citer une dernière fois la bouleversante formule de Pavese , dans son journal intime : « Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse sans que l'autre s'en serve pour affirmer sa force » .Cet amour-là est le plus rare, le plus précieux, le plus miraculeux. Vous reculez d'un pas ? Il recule de deux. Simplement pour vous laisser plus de place, pour ne pas vous bousculer, pour ne pas vous envahir, pour ne pas vous écraser, pour vous laisser un peu plus d'espace, de liberté, d'air, et d'autant plus qu'il vous sent plus faible, pour ne pas vous imposer sa puissance….. »
Il écrit aussi : « L'amour de bienveillance ou d'amitié au contraire, est un amour généreux : c'est aimer l'autre pour son bien à lui…. »
Alors, bien sûr cela m'a fait penser à ma façon d'aimer à moi. Comment est-ce que j'aime mon mari, mes enfants ? Vous l'avez compris, la première citation fait davantage allusion à la vie de couple. La seconde rejoint aussi nos enfants, nos proches et nos amis.
Alors pour mieux comprendre et m'approprier ce que je lis, je la reformule : « j'aimerai l'autre quand celui-ci pourra montrer sa faiblesse sans que je m'en serve pour affirmer ma force ». A chacun de voir comment il peut traduire et mettre en pratique cette citation.
Personnellement et très honnêtement, après quelques 18 années passées avec le même « chéri », j'ai bien sûr détecté quelques points faibles et, c'est vrai que parfois je suis tentée de m'en servir, histoire d'avoir le dernier mot ou d'avoir raison à tout prix. Et puis finalement, je me trouve plutôt assez mesquine.
Et les enfants ? « Aimer l'autre pour son bien à lui… » Aimer son enfant, même et surtout quand il sort du nid familial, l'aimer encore quand il m'ignore totalement devant ses amis où quand il semble m'échapper complètement, quand il me fait comprendre que bien des choses ne me regardent plus désormais et que je dois me retirer pour le laisser assumer au mieux ses choix qui peuvent me paraître à la limite du danger. J'avoue ne pas avoir tout compris de ce chapitre-là de ma vie, que bien des questions me taraudent et c'est bien ainsi. Je n'ai pas de réponse à tout. J'essaie, comme l'a si bien décrit Winnicott d'être « une mère suffisamment bonne ». Nos jeunes diraient sans doute pour le parodier : « suffisamment conne ». Oui, il m'arrive de reconnaître devant mes enfants mes erreurs ou mes « conneries » et d'en parler avec eux. D'ailleurs, ils trouvent cela plutôt rassurant.
Bref, pour ne pas faire trop long, j'avais envie d'ouvrir le dialogue sur ce thème de l'amour et ceci de façon large et libre, sans tabou, sans amidonnage de cultures ou de religions qui peuvent faire de nous des gens coincés, étroits, voire intolérants. L'amour est bien plus grand et va bien au-delà de ce genre de frontières. Il me semble qu'il y a là quelque chose de beau, de vaste de noble à explorer, à découvrir et à partager.
La parole est à vous. Qu'en pensez-vous ?
Fleur, Pour Paraboles
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