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La Relation "Client-serveur"
2 corinthien 13,13
Que la grâce du Seigneur
Jésus Christ, l'amour de Dieu, et la communion du Saint Esprit,
soient avec vous tous!
Voici un verset important, bien que coincé
en " queue de chariot " à la fin d'un chapitre
d'épître pas forcément très fréquenté…
Qu'est-ce donc que la "communion du Saint Esprit"?
Selon notre cher dictionnaire, il s'agit ni plus
ni moins que de " l'union dans une même foi " ,
et du " parfait accord (d'idées, des sentiments,
etc.…)
". Bel idéal, mais difficile d'admettre, honnêtement,
que la plupart d'entre nous avons bien du mal à vivre cet
" état de grâce " au quotidien, avec une
personne aussi mystérieuse et diaphane que le Saint Esprit.
Bien sûr,
les " extra-ordinaires-hors du communs ", du style Yonki
Cho, n'hésitent pas à lui " taper dans le dos
" amicalement, comme s'il s'agissait d'un bon vieux pote,
et ne s'offusquent pas d'écrire un livre intitulé : "
Le Saint Esprit, mon associé… " . Malgré
l'indéfectible estime (sincère) que nous ressentons
pour Yonki Cho, pourquoi pas " Le Saint Esprit, mon valet
de pied ", tant qu'on y est !
Ce qui revient à dire que trop de familiarité
envers Dieu peut être pire qu'une piété pudique
et trop respectueuse... Dans un premier temps, une telle attitude " familière " peut séduire par sa spontanéité
et son apparente simplicité, mais sur du long terme, les
générations qui nous suivent ont tout à perdre
à ne plus avoir la possibilité d'appréhender
le Saint Esprit dans son mystère. N'est-il pas écrit
que : " Les choses cachées appartiennent à Dieu ",
et que " Il se laisse trouver par ceux qui le cherchent "…
Même les disciples, ayant pourtant tout partagé
avec Jésus pendant trois ans, n'avaient pas vraiment capté
avec précision " qui et quoi " était le
Saint Esprit, bien qu'ayant reçu un certain nombre d'enseignements
sur le sujet…
Aujourd'hui encore, donc, l'enjeu est grand (il est capital) de
pouvoir discerner et comprendre quelle place Lui donner dans notre
vécu, notre expérience quotidienne et notre théologie
(n'ayons pas peur des mots, ils n'ont jamais mangé personne).
Prenons donc une comparaison contemporaine : Internet… Belle
occasion de dépoussiérer nos connaissances dans la
sphère des nouvelles technologies !
Donc, lorsque je dispose d'un ordinateur, celui-ci
devient d'office et par défaut un poste " client ".
Lequel, limité par la taille de son disque dur, va, par
le biais du réseau Internet, se connecter à des "
serveurs ", qui sont des unités de stockage plus vastes
et plus évoluées, capables de contenir des bases
de données (des stockages d'informations organisées)
parfois gigantesques.
Comment mieux décrire notre position devant Dieu, nous qui
sommes des "non-connectés", en attente de connexion,
en recherche de sens. Une fois notre connexion au serveur établie,
l'afflux des informations devient aisé et continue, et notre
potentiel s'en trouve augmenté de façon conséquente…
Heureusement, Dieu, dans sa grande sagesse, ne nous transfère
que la quantité d'informations et de données que nous
sommes en mesure de gérer, au fur et à mesure de notre
évolution et de notre croissance spirituelle.
Mais pour en arriver là, il est indispensable de passer par
un fournisseur d'accès, un intermédiaire, qui va nous
permettre de nous connecter au réseau. Par exemple, Wanadoo,
AOL, Liberty Surf ou Free… pour ce qui nous concerne, notre
choix se portera sur Jésus, " seul médiateur
entre Dieu et les hommes ". Ne nous trompons donc pas de "
fournisseur d'accès céleste ", et évitons
d'aller frapper aux portes du syncrétisme new-age.
La plupart des mouvements religieux ou philosophiques portent en eux des germes
de vérités, un peu comme une échelle qui nous permettrait de grimper vers la connaissance. Mais une fois en haut de l'échelle,
même si nous sommes près du toit, c'est toujours le
dernier échelon qui pose problème pour accéder
au sommet.
Nous pensons que Jésus est ce dernier échelon, l'étape
ultime et incontournable pour accéder à Dieu.
Une fois le bon fournisseur d'accès sélectionné,
quel type de débit sera le nôtre ? Ligne analogique,
Numéris, le Câble, ADSL ? Pour faire simple, disons
que le flux d'informations sera conditionné par le type de
vecteur choisi : accès traditionnel lent ou accès
plus moderne et plus rapide (mais aussi plus cher). C'est pareil
dans notre choix de mode de relation avec Dieu. Stricte minimum,
flux de communication réduit, ou bien haut débit 24h/24h
!
Toute image, toute comparaison a ses limites, et
bien sûr, il serait trop simple de " copier-coller "
des principes informatiques pour en tirer des leçons spirituelles
fondamentales. Il n'en demeure pas moins que certaines analogies
peuvent nous aider à nous approcher des vérités
bibliques importantes pour nos vies au quotidien…
Par exemple, dans une tentative de similitude avec le danger des
attaques par des virus informatiques via le réseau, comment
ne pas faire un lien direct et immédiat avec ce qui nous
arrive si souvent lorsque la confusion s'installe en nous, avec
son cortège de peurs irrationnelles et de pensées
incontrôlables ! Tout allait bien, notre communion avec Dieu,
par le vecteur du Saint esprit, semblait sans nuages, et brusquement,
tout se brouille, tout devient complexe, les évènements
deviennent indéchiffrables, les tensions s'accumulent…
C'est le moment de vérifier si notre antivirus favori était
bien activé correctement !
En tant que chrétiens, quel est notre meilleur
antivirus ? La parole de Dieu, bien sûr, pour autant qu'elle
ne soit pas devenue dans nos vies une parole mécanique
ou automatisée ! Des versets appris par cœur ou
des méthodes
glanées chez tel ou tel évangéliste de renom
ne seront pas le meilleur des antivirus. L'ennemi change régulièrement
de stratégie, sachons donc puiser à la source et
chercher, au plus profond de notre communion personnelle avec
l'Esprit de Dieu, les réponses adaptées, les mises à jour
nécessaires, pour contrer l'ennemi dans ses attaques…
Et ne soyons pas inattentifs à cette belle
analogie, car le " Serveur " divin est bel est bien "
à notre service ", mais ce n'est pas un larbin, et il
attends de nous la même conception du mot " service ".
Le vrai service est une attitude de cœur noble, exempte de
servilité et tournée vers l'autre dans le respect
de son individualité. Pas de fusion, pas de confusion, pas
de manipulation.
Notre Dieu n'est pas un fabricant de marionnettes, et c'est aussi
parce qu'il nous veut autonomes et responsables qu'il nous a créés
à son image : libres, libres, et encore libres ! " Car
là où se trouve le Saint Esprit, là aussi se
trouve la liberté "…
P.Gheysen |