
La prière high-tech
L’Evangile
dans notre mobile, le cyber-chapelet via internet… plus
rien n’arrête
désormais
les cathos « branchés ». Qui
mettent la prière à portée d’écran.
« Lorsqu’on a perdu l’habitude de
prier, estime Bernard Gindre, à l’origine de
l’association Cathomobiles, il faut reprendre en douceur. » Pour
donner un coup de pouce à ceux qui cherchent à retrouver
ce sens de l’intériorité, ce chrétien
et homme d’entreprise a mis en place le 1er Novembre
2005, un procédé plutôt inattendu :
diffuser la Parole de Dieu… par texto ! Sa devise : « On
oublie son chapelet, on oublie sa bible, mais on n’oublie
jamais son mobile » Un slogan digne d’une
agence de pub.
Concrètement, Cathomobiles offre des services payants
adaptés à chaque abonné. « Abospi » par
exemple, propose 9 messages sur un thème choisi, pendant
9 jours. « Tous nos bénéfices sont
reversés à des œuvres d’évangélisation »,
indique Bernard. Quant aux messages, « ils sont
conçus par une équipe de prêtres venus
d’horizons divers », insiste-t-il, convaincu
du potentiel de cet « extraordinaire outil de
retour à la prière et à l’Evangiles ».
Plus confidentielle,
l’initiative de Guillaume d’Aboville,
jeune cadre parisien de 25 ans. « Le Chapelet
des Amis », communauté virtuelle de prières,
réunit, depuis septembre, un groupe d’internautes.
Printemps 2005, Guillaume, affranchit des bancs de la fac,
décide de tout quitter pour marcher jusqu’à Compostelle
et Fatima : « J’ai été bouleversé par
la puissance du chapelet, que je priais en marchant. C’est
une prière d’amour à construire chaque
jour. »
Dès son retour, Guillaume réalise qu’il
tient là un moyen d’unir ses proches dans la
foi : « On finit tous par s’éloigner à cause
de nos obligations. Pourquoi ne pas utiliser internet pour
se retrouver autour du chapelet ? » Le Chapelet
des Amis était né. De 15 au départ,
la communauté virtuelle s’est élargie
depuis à 200 personnes.
« La force du Chapelet des Amis, c’est
avant tout d’aider chacun à trouver un équilibre
dans sa foi intérieure par une prière régulière.
On a tous, je crois, quelque chose à y déceler. »
François-Xavier Maigre, Prier, Septembre 2006
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