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 Gareth
Thomas
D'origine Anglo- Galloise, et
résidant actuellement à Saint Paul-Trois-Châteaux
en Drôme Provençale, Gareth est marié
et père d'une fille de 17 ans. Il a été
engagé à Jeunesse en Mission pendant 3 années,
et aujourd'hui est employé à la galerie Angle
Art Contemporain. Il mène en même temps une activité
d'artiste peintre/plasticien, et a exposé à
plusieurs reprises dans la région.
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Gareth, tu es chrétien de longue date, mais aussi artiste
peintre, et cette dimension est pour toi plus qu'un métier,
une passion !
Peux-tu nous décrire ton cheminement, et nous expliquer
ce qui t'a amené vers cette pratique de l'art pictural
?
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 J'ai
eu, depuis toujours, une imagination très visuelle,
je trouve difficile d'expliquer quelque chose sans faire un
dessin.
Je me suis formé et j'ai travaillé comme styliste
de mode à Londres pendant les années 70.
Mais très vite le côté reproductif voir
copiste, m'a dégoûté. Ce n'est que depuis
mon arrivé en France en 1990 que j'ai trouvé
la liberté personnelle de peindre pendant de longues
périodes, et de laisser libre cours à mon imagination.
Pratiquer la peinture et toute forme d'art plastique, pour
moi, c'est entrer dans un monde intuitif et immédiat
où les explications ne sont plus nécessaires.
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Est-ce que tu as expérimenté des conflits intérieurs
entre ta foi personnelle, et le fait de t'investir complétement
dans une activité artistique ? Est-ce que ton entourage
"chrétien" a compris ta démarche,
t'es tu senti soutenu, encouragé ? |
 Non,
au contraire, j'ai ressenti un grand soulagement et une paix
intérieure une fois que j'avais pris la décision
de ne plus réprimer mes aspirations artistiques. Je
me suis finalement rendu compte de la vérité
; Dieu a envie de combler les désirs de nos cœurs.
Cette vérité m'a libéré d'une
prison religieuse faite de pierres sur lesquelles sont inscrites
: " Fait ceci " ou " Ne fait pas ça
".
Les influences dans l'église tendent généralement
vers un conformisme. Mais le désire d'être créatif
et innovateur, dans n'import pas quel contexte, comporte toujours
le risque d'incompréhension. C'est sûr que, sans
le soutien de ma femme et de certains amis, j'aurais perdu
mon équilibre et peut être ma foi. |
Penses-tu qu'aujourd'hui, dans nos églises évangéliques,
une place suffisante est donné à l'expression
des arts graphiques ?
Qu'elles seraient tes idées, tes "rêves",
dans ce domaine ?
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 La
plupart des œuvres qui " trouvent leurs places "
dans l'église évangélique sont celles
qui ont un contenu symbolique et évangélique.
Ça va, s'ils sont de bonne qualité et si on
leur accorde une place où ils sont mis en valeur.
D'ailleurs ce n'est pas l'expression artistique " intra-muros
", mais plutôt, " extra-muros " qui m'intéresse
; et qui aura le plus grand impact dans le monde. Il sera
rare que les artistes trouvent suffisamment d'air dans l'église
pour faire décoller leurs projets.
Il existe heureusement, de belles exceptions, comme celle
que j'ai découverte cet été en Angleterre.
Un groupe d'artistes de l'église Ichthus Camberwell
Church à Londres, loue depuis février dernier,
un modeste magasin dans un quartier populaire, qu'ils ont
aménagé en galerie. Ce n'est pas une galerie
chrétienne, elle est ouverte à tout artiste,
et son but est d'encourager la communauté artistique
du coin. L'artiste paye £150 par semaine et 15 % sur
ses ventes, en revanche il garde les profits des ventes du
vin et de la bière consommées lors de son vernissage.
Parallèlement il y a un site Internet interactif,(
www.housegallery.org ), qui présente les expositions
et qui offre un forum de libre-échange où le
public et les artistes peuvent dialoguer .
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Peux t'on dire, à ton avis, qu'il existe un "art
chrétien" spécifique ? |
 Je
crois qu'il existe autant de possibilités d'art chrétien,
qu'il y a d'artistes qui sont chrétiens.
Mais la qualité de leurs œuvres dépendra
de la profondeur de leur désire d'exprimer ce que c'est
d'être soi, un humain habité par le Saint Esprit,
aujourd'hui. |
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