Il y avait dans ma vie religieuse une très grande ambiguïté : j'avais le mépris des choses terrestres parce que j'étais incapable de les goûter. J'ai pris longtemps pour don de soi ce qui n'était que mépris de soi, ignorance de soi, négligence de soi… et je crois que c'est là la plus grande faute que l'on puisse commettre.

Si nous croyons que nous sommes créés à l'image de Dieu, comment aimer l'original si nous déprécions la copie ? Ne sommes-nous pas le premier prochain qu'Il nous confie ? Et nous le traitons avec une froideur, une rigueur et une désinvolture que nous n'oserions exercer sur personne.
Nous ne pouvons pas avoir plus d'amour pour les autres que nous n'en avons pour nous, et n'oublions pas que les autres n'existent que si nous les aimons. Le dévouement aussi complet soit-il ne remplace pas la simple sympathie naturelle.

Il faut être homme avant d'être chrétien. Dieu laisse tout à sa place, Il ne dit pas à l'homme : " Ote-toi de là que je m'y mette ", mais il transfigure notre relation aux êtres, aux autres.

Dieu ne nous dispense jamais d'être homme…









Paraboles.net - 497, av Victor HUGO - 26000 VALENCE
Tél :
04 75 81 82 24 - Fax : 04 75 81 82 25 - Email : contact@paraboles.net