Le
serpent, Genèse
3, 1-6
La Vie, 4 aoüt 2005
Le serpent était
la plus rusé de toutes les bêtes des
champs que Yahvé Dieu avait faites. Il dit à la
femme : « Alors, Dieu a dit : Vous
ne mangerez d’aucun arbre du jardin ? »
La femme dit au serpent : « Nous
pouvons manger du fruit des arbres du jardin, mais du fruit
de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit :
Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez
pas ; sinon, vous mourrez. » Le serpent dit à la
femme « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ;
mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos
yeux se dessilleront et vous serai comme des dieux, connaissant
le bien et le mal. »
La femme vit que l’arbre était
bon à manger, qu’il était agréable
aux yeux, et qu’il était, cet arbre, désirable
pour acquérir l’intelligence. Elle prit de son
fruit et mangea, elle en donna aussi à son mari qui était
avec elle, et il mangea.
Le serpent qui parle :
Dans la Bible, le serpent ne signifie pas définitivement le mal. S’il
se réfère à son Créateur, il devient signe de guérison,
non de meurtre ; son intelligence n’est plus retorse, mais savoir-faire
adapté.
Des êtres
fantastiques
Nahash, c ’est le mot hébreu
pour serpent. Il est proche du terme signifiant bronze (nehoshet).
Le serpent est lié à la
terre et à ses minerais. Nouveau paradoxe du serpent
au livre des Nombres (ch.21) : fabriqué en un
bronze tiré du sol, il est exalté dans le ciel
sur une hampe. Selon le second livre des Rois (18, 4), les
Hébreux conservèrent le serpent de bronze appelé Nehoushstan
et le déposèrent dans le temple de Jérusalem
où ils lui rendirent un culte.
Paul et les serpents
A son arrivée en Grèce, Paul chasse d’une
servante un « esprit python » (Actes
16, 16-18) ; dans ce pays, le vieux dieu des oracles
est un serpent python (la prophétesse est la pythie).
Paul est confronté à une situation qui résonne
dans un contexte grec (une femme et un python) et dans le
monde biblique (une femme dont le mauvais conseiller est
un serpent parleur).
Avant d’entrer à Rome, Paul prendra une brassée de branches
d’où sortira un serpent qui ne lui fera aucun mal (Actes 28, 1-6).
La Vie, 4 août 2005
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