Le débat sur le mariage homo est-il toujours aussi " disproportionné " ?
Il semble avéré que le Parti Socialiste français défendra, dès la prochaine présidentielle, les revendications du mariage homosexuel et de l'homoparentalité. Un groupe de députés, mandatés par le bureau national du parti, a rédigé une proposition de loi qui reprend beaucoup des revendications LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans.)
Le texte nettoie tout le code civil, traquant article par article un vocabulaire devenu, selon eux, caduc. Les mentions «mari et femme» sont remplacées par «époux» , «père et mère» par «parents» , etc. La proposition ouvre le mariage aux couples de même sexe, ainsi que l'adoption et la PMA (procréation médicalement assistée) et prévoit un meilleur partage de l'autorité parentale.
Il y a deux ans, au moment du mariage homosexuel de Bègles, que Ségolène Royal trouvait «un peu paillettes», elle exprimait dans le Monde daté du 13 mai : « ce n'est être ni homophobe, ni réactionnaire, que d'estimer que des opinions réservées sur le mariage homosexuel sont légitimes et respectables. » « S'il s'agit d'améliorer un contrat civil pour une égalité des droits (...), oui. S'il s'agit d'une confusion des repères et d'une provocation injustifiée des convictions familiales et religieuses, non. » Ses réticences inquiétaient alors ses camarades du parti, qui considéraient qu'elle n'avait pas compris, au moment de Bègles, la revendication du mariage homosexuel. Difficile d'oublier son cri du coeur d'alors : «pourquoi veulent-ils se marier ?». En effet, La présidente de la région Poitou-Charentes, en mai 2004, estimait que le débat sur le mariage homo était " disproportionné " , et elle qui invoquait la confusion des repères à propos de ce débat, incarnait déjà ainsi un courant antilibertaire au sein même du PS, exprimant un fort attachement à l'autorité, aux devoirs, aux règles, et aux institutions républicaines et familiales.... On l'a d'ailleurs entendu dire à l'époque que : « la famille, c'est d'abord un père et une mère.»
Aujourd'hui, l'ancienne ministre de la Famille de Lionel Jospin n'en est plus là. «Elle avance» , assure Christophe Girard, ex-Verts, devenu l'un de ses fidèles. «C'est vrai , confirme son entourage. Elle ne voit pas au nom de quoi, l'Etat ou la société s'immisceraient dans les choix de vie et de bonheur, et empêcheraient ce choix.» Plus précisément encore : «Elle n'est pas hostile au mariage homosexuel.» Mais elle fait attention «de ne pas instrumentaliser ces questions» . «Elle se met dans la situation de respecter le programme du PS», assure son conseiller Patrick Mennucci, vice-président du conseil régional de Paca. Dans la synthèse du congrès du Mans, les socialistes ont acté que «le mariage sera ouvert aux couples de même sexe» . Et retenu que «le droit à l'adoption doit s'adapter aux réalités nouvelles et notamment tenir compte de l'homoparentalité» . «Il faut être capable de le faire comprendre à nos concitoyens» , ajoute Patrick Mennucci.
Interrogée récemment sur «ses valeurs [...] travail, famille, patrie» par le quotidien les Echos, la présidente de Poitou-Charentes affirmait qu'elle voulait «défendre les familles dans leur diversité : nucléaire, recomposée, monoparentale, homoparentale» . La pluralité des configurations familiales n'est pas une découverte pour elle. Au ministère de la Famille, l'APGL (Association des parents et futurs parents gais et lesbiens) comptait parmi ses interlocuteurs réguliers. Sa loi du 4 mars 2002 sur l'autorité parentale sert d'ailleurs les intérêts des homoparents.
Sur le mariage gay et l'homoparentalité, elle est très attendue et elle le sait. Sur son site « Désirs d'avenir », des dizaines d'internautes ont écrit pour connaître sa position actuelle sur ce sujet. Saura t'elle rester fidèle à ses convictions initiales, ou risque t'elle de basculer dans des calculs de politique politicienne en vue des prochaines présidentielles ? Est-elle encore libre de s'exprimer avec la spontanéité maîtrisée qu'on lui connaît, ou bien doit-elle aujourd'hui, vu l'engouement qu'elle suscite dans les sondages, laisser ses « conseillers » et ses « portes paroles » s'exprimer à sa place sur les sujets trop sensibles ?
Et pour reprendre, en d'autres termes, sa question de 2004, voici la question que l'on est en droit de poser : « En 2006, si on a des opinions réservées sur le mariage homosexuel,
est-ce que cela veut dire qu'on est homophobe, ou réactionnaire ? »
La question est donc posée, et le débat ouvert sur www.paraboles.net. Bienvenue à toutes celles et ceux qui ont envie de s'exprimer sur ce thème délicat, mais décidément bien d'actualité !
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Date : 09-06-2006
Titre de l'article : L'homoparentalité en question
Nom ou Pseudo : Castanea
Email : castanea@free.fr
Réaction : C'est terrible cette confusion des genres... On vit dans une société où la pensée unique règne de plus en plus en maître... certains propos allument d'emblée le signal d'alarme et le terme "homophobe" est prononcé pour quiconque oserait émettre des réserves sur le mariage des homos ou l'adoption par des couples de même sexe...
Plusieurs de mes amis sont homos... je les aime énormément, je suis heureuse d'aller chez eux, de partager leur vie et je pense que le débat n'est pas simple... Etre homo ? Est-ce un péché ? Oui, j'en suis persuadée, mais pas dans la dimension morale que notre religiosité accole souvent au terme péché. Pour moi, le péché est tout ce qui nous éloigne de la réalisation pleine et entière de notre nature d'être humain telle que Dieu nous a voulus. Et je crois qu'un des fondements de la création, c'est l'unité dans la diversité... à l'image de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Et que c'est de cette diversité que naît la fécondité... et je ne parle pas là uniquement d'enfant. Donc, homo pécheur ? oui, mais pas plus ni moins que vous et moi ! Et je crois qu'il faut comprendre qu'un homo ne choisit pas son orientation sexuelle. C'est donc très vil et réducteur de montrer les homos du doigt. Je disais que j'ai des amis homos... je connais leur vie... est-ce que leur qualité d'amour est moindre que la mienne pour mon conjoint ? Je ne crois pas. Alors, je m'interroge souvent sur la souffrance d'une personne homosexuelle qui pert son compagnon de vie et qui se retrouve dénué de tout droit... Je crois que cette souffrance est légitime. Avent toute chose, nous nous devons mutuellement le respect entre être humains et si l'on considère l'immense libre-arbitre que Dieu nous octroit, nous devons nous garder de juger les autres. En revanche, je clame haut et fort mon droit de pouvoir dire que je ne considère pas l'homosexualité comme un mode de vie bon pour l'être humain, sans être taxée d'homophobe. Quelqu'un a dit un jour que pour qu'il y ait tolérance, il fallait qu'il y ait désaccord... Ayons donc l'exigence de la tolérance envers qui que ce soit, mais la liberté du désaccord qui va avec. Sinon, ce n'est plus de la tolérance, mais la dictature d'une pensée unique qui condamne toute liberté d'opinion et d'expression... pensée unique si souvent maniée par ceux-là même qui défendent cette même liberté d'opinion et d'expression.
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Date : 10-06-2006
L'homoparentalité en question
Nom ou Pseudo : LucienWeb
Pays : Francophonie
Réaction : Ségolène avance...en eaux troubles ? Selon Libé du 11 juin, elle dit désormais que "Ce qui est inscrit dans le programme du parti socialiste (par rapport au mariage homosexuel et à l'adoption par des couples gay) sera réalisé, mais il faut tenir compte de la sensibilité des uns et des autres ". Elle ne parle donc plus de : "confusion de répères" ni de "provocation injustifiée des convictions familiales et religieuses". A t'elle d'ailleurs le choix ? La machine est en marche, les lobbies activistes et militants mobilisés à l'extrême, et le troupeau des éléphants socialistes, en panne de projet, rame au fil des sondages d'opinions pour tenter de sauver le bateau du naufrage (ou de l'immobilisme).
Mon souhait ? Que Ségo soit capable, sur ce thème, d'être aussi franche et directe (et sincère)que sur le thème de l'insécurité.
A suivre...
LucienWeb
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Date : 11-06-2006
Titre de l'article : L'homoparentalité en question
Nom ou Pseudo : barnabé
Pays : France
Réaction : Si la démocratie est la loi de la majorité, et que cette majorité ne se base sur aucun autre principe que celui du plaisir, il ne reste qu'à savoir qui, quel groupe de pression, se servant de quel pouvoir, va réussir à dicter à cette majorité ses valeurs.
Le fait de refuser à l'Europe un héritage chrétien montre la tendance.
Et si, après avoir subi parfois le joug pesant d'une moralité catholique à laquelle elle n'adhérait pas dans les faits, l'Europe venait bientôt à subir le joug de la décadence bien-pensante?
Question: les chrétiens ont-ils le devoir d'aider à amener leurs concitoyens à des valeurs morales de bon sens, alors même que ces concitoyens rejettent leur foi?
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