Dieu, pour quoi ?

Le problème, pour répondre à cette question, c’est que le mot « Dieu » possède des sens très différents, selon que l’on parle ou non d’un Dieu personnel.

par Alain HOUZIAUX

La genèse de la croyance en Dieu, pour les hommes des religions primitives comme pour ceux d’aujourd’hui, n’est pas intellectuelle : Dieu n’est pas d’abord la Cause première de tout ce qui existe. Elle n’est pas non plus d’ordre psychologique : Dieu n’est pas d’abord la réponse à notre besoin d’être aimé. Elle procède d’une forme de surprise, de crainte et d’interrogation devant les forces qui bouleversent le monde cosmique, animent les hommes et suscitent les événements inattendus.

Nous-mêmes, nous disons volontiers qu’ « il y a quelque chose au-dessus de nous », une sorte de « puissance » mystérieuse qui se manifesterait dans des phénomènes plus ou mois surnaturels et énigmatiques. Et « Dieu », ce serait « ça ». On retrouve cette manière de ressentir Dieu dans la spiritualité « New Age ».

Par ailleurs, beaucoup d’entre nous confessent une foi s’exprimant dans un credo très précis et peuvent se montrer très intransigeants quant au contenu de leur foi, par exemple sur la question de la naissance virginale de Jésus ou de sa résurrection.

Ainsi, il y a en nous deux manières très différentes d’appréhender « Dieu ». Mais, en fait, notre conception spontanée de Dieu reste la première et est assez proche de celle de l’animisme des religions archaïques. Il me semble en effet que nous n’avons jamais vraiment pleinement accepté l’idée d’un Dieu « personnel ». D’ailleurs, le fait d’attribuer à « Dieu » une existence personnelle, un projet, une volonté et éventuellement un amour pour les hommes est advenu, très tardivement, il y a seulement vingt-cinq ou vingt-huit siècles. Et, il faut le reconnaître, cette idée est assez surprenante.

Le Dieu personnel

Comment est-elle apparue ? A l’époque de l’animisme, les dieux étaient des puissances que l’on craignait car ils pouvaient dispenser apparemment au hasard ou la bénédiction et ses bienfaits ou la malédiction et ses méfaits. Il fallait donc tenter d’être en bons termes avec eux. Et c’est ainsi qu’est apparue l’idée d’une alliance avec les dieux que l’on retrouve dans le judaïsme. Les peuples accomplissaient des sacrifices et suivaient les lois pour inciter les dieux, de leur côté, à assurer la fertilité des champs et la victoire des armées. Ainsi Dieu est devenu une « personne » que l’on pouvait prier. Le Dieu personnel était né.

Il y a sans doute une autre raison à l’apparition du Dieu personnel. La foi en un Dieu personnel serait une conséquence de l’apparition du prophétisme. Dans la religion animiste, il n’y avait pas de prophètes, il n’y avait que des prêtres chargés d’offrir des sacrifices aux dieux-puissances. Mais le prophète, lui, parle au nom d’un Dieu qui a des exigences et dont les exigences peuvent évoluer. Il parle au nom d’un Dieu « personnel ».

Le Dieu de la Bible est un Dieu personnel, certains diront anthropomorphique, c’est-à-dire « à l’image de l’homme ». Il a des projets et des préférences. Le Dieu de l’Ancien Testament a fait le choix d’être aux côtés du petit peuple d’Israël. Le Dieu que nous prêche Jésus dans les évangiles a une prédilection particulière pour les petits, les pauvres et les pécheurs. Ainsi le Dieu de la Bible est plus éthique que véritablement métaphysique et universel.

En fait, même les chrétiens les plus convaincus continuent souvent à avoir deux conceptions concurrentes de Dieu, l’une correspondant à leur image spontanée de Dieu (celle de l’animisme ou de la mystique) et l’autre s’exprimant dans les catégories du message biblique. Et pourtant cette dichotomie ne semble pas les gêner. En effet, nous retenons de la Bible les énoncés qui « collent » le mieux avec notre conception spontanée de Dieu. C’est pourquoi les Psaumes sont particulièrement chers à notre cœur. De la Bible, nous retenons surtout qu’il y a Quelque chose ou Quelqu’un au-dessus de nous qui prend pitié de la misère de notre vie et des lâchetés de notre cœur. Et cela nous suffit souvent. Nous réinterprétons ce que la Bible nous dit pour en faire une sorte de réponse en écho à nos intuitions animistes, panthéistes ou spiritualistes.

« Dieu des villes » et « Dieu des champs »

En fait, nous hésitons entre le « Dieu des villes » et le « Dieu des champs ». « Dieu » reste pour nous d’abord le « Dieu des champs ». Il a toujours quelque chose à voir avec la beauté du ciel et des étoiles qui nous donnent à rêver, avec le mystère des origines de l’univers, avec les phénomènes plus ou moins miraculeux. Mais nous sommes, pour la plupart, devenus des citadins : nous avons perdu le sens des « affinités électives » avec le monde naturel et surnaturel. A côté du Dieu des champs est apparu le Dieu des villes. Du fait de l’esclavage, des guerres, du travail et de la solitude, nous en sommes venus à l’angoisse de l’absurde et à la question du sens. Et c’est pourquoi la question du salut, qui était d’abord celle de la guérison et de la nourriture, est devenue pour les citadins celle de la justification de l’existence. Dieu est devenu le visage de la grâce, du pardon, de l’amour, de la justification et du sens de la vie.

La toute-puissance de l’absence de Dieu

En fait, il me paraît plus aisé de considérer Dieu comme une « puissance » que comme une « existence ». On a l’habitude de présenter Dieu comme Celui qui vient vers nous, nous rencontre et nous bénit. Mais on peut aussi dire qu’il est Celui qui nous échappe lorsque nous tendons nos mains vers lui. Et sa puissance est justement dans le fait que nous le manquions et que nous refermons toujours nos mains sur le vide. Nous réclamons Dieu comme un asthmatique réclame de l’oxygène. C’est justement parce qu’il manque d’oxygène qu’il considère que l’oxygène a pour lui une vertu toute-puissante. C’est justement parce que nous étouffons sans Dieu que nous le réclamons comme le Tout-Puissant. Si nous ne manquions pas de Dieu, nous ne l’appellerions pas le Tout-Puissant. Si Dieu était présent, omniprésent, nous ne l’appellerions pas le Tout-Puissant. C’est justement parce qu’il est pour nous « la vie », « la lumière » et « le souffle » dont nous manquons que nous l’appelons « notre Salut », « notre Grâce », « notre Résurrection ». Ainsi tous les attributs par lesquels nous désignons Dieu lui sont donnés par le fait même que nous sommes en manque de Lui.

On peut comparer la relation des hommes avec Dieu avec le combat de Jacob avec l’Ange (Gn 32,23-32). Cet Ange reste pour Jacob un inconnu. Il ne révèle pas son nom. Peut-être même peut-on dire qu’il n’existe pas, ou plutôt qu’il n’existe qu’en tant que « Puissance ». De la même manière que Jacob se bat avec un Ange dont il ne connaît pas le nom et qui n’est qu’une forme de ténèbres qui disparaît dès qu’il fait jour, nous nous débattons avec « l’ombre toute-puissante de Dieu » dans une sorte de corps à corps à la fois amoureux et conflictuel.

A. H.

Visiter le site:
www.reforme.net



Date : 08-07-2006
Titre de l'article : Dieu pour quoi
Nom ou Pseudo : hansclaus
Pays : Canada
Email : gal351@hotmail.com

Réaction : Apres avoir lu le livre de Michel Onfray intitulé : traité d'athéologie, je ne crois plus en dieu et je suis catholique, j'ai 66ans. Ce dernier nous fait connaitre un Dieu vengeur et c'est vrai, j'ai toujours été mal a l'aise lorsque je lisais l'ancien testament particulierement avec José ou Dieu l'aide a éliminer tout un peuple, femmes et enfants pour donner la terre au juifs et pourquoi Dieu a choisi son peuple parmi toutes les nations qui existaient sur la terre? Qu'est-ce qui justifie cela? Et dans le nouveau testament, Jésus vient nous dire qu'il est le fils de Dieu et que celui-ci est amour. Ensuite, Jésus dit qui n'est pas avec moi est contre moi.
Enfin il est dit dans la bible que Dieu créa l'homme et qu'on sait maintenant que l'évolution de l'hommes s'est faite dans plusieurs milliers d'années. Comment puis-je croire en Dieu apres cela ?

--------------------------------------------------------------------------
Date : 17-07-2006
Titre de l'article : Dieu pour quoi
Nom ou Pseudo : Bara
Pays : Canada
Email : barilalain@hotmail.com

Réaction : Bonjour, j'ai lue cet article "Dieu pourquoi". Celui qui a écrit ce texte n'a qu'une connaissance intellectuelle de ce qui est Dieu. Dieu ne peut qu'être connu que par Jésus-Christ à la nouvelle naissance celle de l'Esprit, et c'est ce que Jésus a dit à Nicodème il faut que vous naissiez de nouveau, lorsque Jésus a dit cela il faisait allusion à la Genèse ou le moment ou l'homme fut chassé du Jardin par Dieu à cause de leur désobéissance. Sans cette nouvelle naissance l'homme reste un être animal, mais pour Dieu il faut qu'il devienne un être spirituel pour avoir un dialogue avec ce Dieu inconnu de la plupart des hommes la Bible par le Saint-Esprit nous fait connaître ce Dieu de la Bible.

J'ai copié un texte de L'auteur sur ce qu'il a écrit n'a rien compris de ce qu'il lisait je vais juste vous en donner un brève explication :

On peut comparer la relation des hommes avec Dieu avec le combat de Jacob avec l'Ange (Gn 32,23-32). Cet Ange reste pour Jacob un inconnu. Il ne révèle pas son nom. Peut-être même peut-on dire qu'il n'existe pas, ou
plutôt qu'il n'existe qu'en tant que « Puissance ». De la même manière que Jacob se bat avec un Ange dont il ne connaît pas le nom et qui n'est qu'une forme de ténèbres qui disparaît dès qu'il fait jour, nous nous débattons
avec « l'ombre toute-puissante de Dieu » dans une sorte de corps à corps à la fois amoureux et conflictuel.

La raison de ce combat est que Jacob voulait rester un homme charnel, Dieu voulait qu'il devevinent Israël Dieu a du lui casser la hanche pour qu'il puisse comprendre car il y a toujours un combat entre la chair et l'Esprit.

Je sais aujourd'hui que Dieu existe ce qu'il est et ce qu'il veut, il le fait par Jésus qui lorsqu'il est venu ici parmi les hommes, son but était de se choisir une épouse, qui l'aimerait  de tout son coeur de tout son âme de
toute sa pensée et de toute sa force, il vient chercher une épouse pure et sans tâche. Eet nous savons que tout ce qui est sur cette terre est impur, seul Jésus a rester pour pendant les quelques années qu'il fut parmi ce monde terrestre, il est venu pour sauver l'homme pécheur et que personne sans Lui ne pouvait être sans tache devant Dieu lors du jugement.
C'est par son sang seul que l'âme peut être purifié et lavée de toute iniquité parce que devant Dieu aucune impureté ne peut êrre vue de ses yeux, Jésus en mourant sur la croix et par sa résurrection et son ascension a été se présenter devant Dieu le Père comme le défenseur de ceux qui se confiraient en Lui et le prendrait comme soutient en lui ayant demandé pardon pour leurs péchés et en l'invitant à prendre place dans leurs coeurs,
dès cet instant l'Esprit qui s'était éteint lorsque l'homme et la femme ont quitté le jardin et reactivé par Christ et de là nous pouvons de nouveau avoir un dialogue avec Dieu. sans cela tout reste que nonologue et nous pouvons constater cela par la religion.

Vous devez savoir qu'au ciel il y aura l'Épouse de Christ dans un lieu ou les anges n'ont pas acès car ils ne sont même pas assez pur pour y pénétrer, et il y aura les convives préférons être l'Épouse de Christ pour l'éternité, là sera la meilleure place sans la nouvelle naissance personne n'y sera Jésus a dit Je suis le chemin la vérité et la vie Nul ne vient au Père que par Moi.

en Lui par sa grâce Alain Baril









Paraboles.net - 497, av Victor HUGO - 26000 VALENCE
Tél :
04 75 81 82 24 - Fax : 04 75 81 82 25 - Email : contact@paraboles.net