
Conservateur ou progressiste ?
Est-ce "con" d'être conservateur
?
Est-ce mieux d'être "progressiste" ? Cette
note brève déconstruit quelques discours des élites
sur ce concept plutôt vide de "progrès" hérité du
19e siècle.
En politique, il est devenu coutumier d'opposer ces deux
tendances, considérées comme incompatibles.
Le conservatisme, qu'on range politiquement à droite est
considéré comme archaïque, désuet,
attaché à des valeurs démodées,
dépassées. Le progressisme,
qui se classe à gauche, se veut neuf, actif,
innovant. Il rompt avec le passé et ses valeurs qui,
selon lui, sont périmés, réactionnaires.
Pourtant, le "progrès" scientifique et
technique n'a cessé de favoriser et faciliter la conservation
de tout ce qu'ont souhaite conserver le
plus longtemps possible : les "conserves alimentaires" qu'elles
soient en boîtes ou congelées, occupent une
place importante dans la nutrition. On congèle même
des cadavres, avec l'espoir que leurs cellules, conservées
par le froid, reprendront vie un jour.
L'enregistrement sonore et visuel conserve
les voix, les y sons, les images: photographie, cinéma,
K7 audio et vidéo, disques, CD et CD-Rom; archives
sur papier, sur microfilms, mémoires d'ordinateurs,
tous les livres...
On est très content de pouvoir conserver toutes ces
choses et souvenirs du passé.
La Nature est-elle conservatrice ou progressiste ?...
Tout le monde, depuis des millénaires,
est satisfait de voir: le soleil se lever et se coucher aux
heures prévues,
l'eau s'évaporer, des poires mûrir sur les
poiriers à la saison, les poules engendrer des poussins
et non des serpents, les poux et les microbes rester minuscules...etc.
Personne ne se plaint que la Nature et ses lois demeurent
en l'état. C'est quand elles changent tant soit peu
ou qu'elles exagèrent qu'on souffre et qu'on se plaint.
Voyez la grande canicule de l'été 2003, les
tempêtes de déc. 99, les pluies diluviennes,
les inondations et séismes de toutes sortes...
L'écologie démontre que conserver les
lois naturelles est facteur de progrès, tandis que
le progrès" technique, industriel, économique
se révèle plutôt négatif, régressif
et même nuisible par ses effets.
Changer les lois naturelles qui régissent la vie
individuelle, familiale et sociale des humains constitue-t-il
un progrès ? Ce fut le projet de K. Marx et celui
de ses disciples, qui subsiste encore à des niveaux
différents chez tous ceux qui se qualifient de "progressistes".
Résumons ce projet
dans ses grandes lignes :
“ Donner la priorité à la société sur
l'individu, en commençant par favoriser la dislocation
de la cellule familiale, jugée trop conservatrice
des valeurs dites "bourgeoises". Pour atteindre
ce but, libéraliser et déculpabiliser l'adultère,
le divorce, le concubinage, l'avortement, l'homosexualité.
Mettre hors-la-loi la propriété privée,
la libre entreprise, la gestion libre des capitaux, la liberté de
penser et de s'exprimer, toute croyance spirituelle et pratique
religieuse. Imposer une mise en commun centralisée
des biens, finances, idées, projets... ”.
On devrait s'étonner que, malgré la faillite
de tous les pays qui ont institué ce système "progressiste" (?),
il y en ait encore qui militent en sa faveur. Même
pour ceux qui ne se déclarent ni marxistes ni communistes,
leur mentalité est imprégnée de cette
obsession qui consiste en ceci:
Se libérer à tout prix de toutes les contraintes
que doit subir la condition humaine est une attitude progressiste,
alors que ceux qui continuent à les accepter sont "conservateurs".
Cette mentalité est nourrie par ce mensonge diabolique
qu'est la théorie de "l'évolution" qui
prétend que la nature humaine évolue et progresse
de génération en génération.
En réalité, vouloir faire "sauter tous
les verrous " qui, à notre avis nous contraignent,
c'est s'exposer à libérer les passions débordantes
et dévorantes qui nichent dans le mental intime de
chacun de nous, et voir ce phénomène se produire également
chez Ies autres.
Le
laisser se manifester, c'est voir la loi de la jungle (du
plus fort et du moins scrupuleux) s'instaurer dans la société humaine
avec pour conséquence :
Ou l'auto-destruction
de cette société.
Ou un régime
totalitaire centralisé supprimant
toute liberté individuelle de penser et d'agir.
Dans
le domaine religieux dérivé du christianisme,
il existe un conservatisme que Jésus a sévèrement
condamné en son temps. Pourquoi ?... Au lieu de rester
fidèles aux Écritures, les Juifs respectaient
davantage les traditions que les hommes avaient introduites,
reprochant par exemple aux disciples de Jésus de ne
pas se laver les mains avant le repas, non pour des raisons
d'hygiène, mais pour respecter un rituel traditionnel.
Jésus les reprit sévèrement: “ Vous
anéantissez le commandement de Dieu pour garder votre
tradition ” (Marc 7: 9)
Conserver les valeurs et le message biblique, sans rien
en soustraire ni y ajouter, et les appliquer dans notre propre
vie et nos pensées, constitue un facteur de progrès,
qui ne peut être remplacé par quoi que ce soit
conçu par les hommes. Leur mise en pratique, sinon
généralisée, mais au '' moins plus largement
répandue, améliorerait bien des choses dans
cette pauvre humanité souffrante.
Jésus demeure le plus progressiste et révolutionnaire des
conservateurs. Si le mot "révolution" est
couramment compris comme changement rapide et fondamental
de ce qui existe, ce mot signifie aussi et surtout "rotation" sur
soi- même, ou autour de... En une année, la
Terre fait une révolution, ou un tour, autour du Soleil,
et revient chaque année à chaque point de son
orbite.
La foi et l'obéissance à Jésus agissent
comme révolution permanente, en nous ramenant constamment à Sa
Parole, toujours active et d'actualité quelle que
soit l'époque.
Par son message prophétique, elle se projette bien
au-delà du présent. Jésus dit: “ Le
ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront
pas. ” (Luc, ch. 21, v. 33).
Michel Renneteau,
www.samizdat.qc.ca
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Date : 25-09-2006
Titre de l'article : Conservateur ou progressiste ?
Nom ou Pseudo : Jeff
Réaction : Superbe article. Il devrait faire la une du Figaro
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