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" Mes armes : l'amour
et la prière "
Auteur de nombreux ouvrages à succès, ce
médecin de 64 ans a dénoncé " la vision scientiste qui veut
réduire le soin à des techniques et des ordonnances à rallonge
".
En 2003, l'expérience de la maladie grave - une tumeur au
pancréas - l'a conforté dans ses convictions.
" J'ai une vraie reconnaissance pour le travail
des médecins. Mais si je me suis rétablit aussi vite, c'est
grâce aux échanges, notamment avec une infirmière aux qualités
humaines extraordinaire, et surtout à la présence aimante
de ma femme.
Quand on est malade, on attend bien sûr une réponse technique,
mais aussi de la magie, des paroles, des perspectives...
Je suis croyant, né d'un père orthodoxe et d'une mère catholique,
et j'ai aussi fait appel à la prière. Car elle met dans des
dispositions favorables aux soins. Avant l'intervantion,
je me sentais prêt à mourir, j'avais dit au revoir à ma famille
et aux arbres de mon jardin. Peut-être que, d'une façon paradoxale,
cet apaisement aide aussi à cultiver les forces de guerir
?
Tous les soignants devraient être attentifs à cette dimension
spirituelles chez leurs partients.
Edouard Zarifian, psychiatre,
La Vie, 02/2006
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